Bonne Fêtes des Mères !

En 1914, le président Woodrow Wilson instaure le second dimanche du mois de Mai comme Jour officiel des Mères aux États-Unis, déclarant alors que les mères sont la plus grande source de force et d’inspiration d’une nation.

On célèbre la maternité dans toutes les cultures, les uns pour la fertilité et la natalité, d’autres pour la dévotion et le sacrifice, ou encore pour le courage et l’instruction donnée. Mais tous s’accordent à reconnaitre que les mères façonnent le peuple par leur rôle dans la famille et dans la société. La fête des mères comme on la célèbre aujourd’hui dans le monde est liée à l’histoire de deux femmes chrétiennes aux États-Unis, qui souhaitaient voir appliqué ce commandement simple de Dieu : honore ton père et ta mère. En ce temps où nous fêtons les mamans, rappelons-nous l’histoire d’Ann Jarvis et sa fille Anna, et les intentions à l’origine du « Jour des mères ».

Ann Marie Reeves Jarvis confiait souvent à sa fille Anna son désir  de voir un jour spécial au pays, dédié à célébrer les mères et tout ce qu’elles apportent à la société. Ann considérait que les femmes de son époque avaient une vision spéciale de la valeur de la vie, non seulement parce qu’elles donnaient naissance, mais aussi parce qu’elles devaient ensuite surmonter de nombreux deuils (morts d’enfants en bas-âge, perte de maris, frères, pères et fils à la guerre). Ann militait ainsi pour de meilleures conditions sanitaires dans les villes et pour que cessent les horreurs de la guerre civile américaine. Elle avait elle-même perdu plusieurs enfants en bas-âge, ce qui l’avait poussé à organiser des réunions de femmes, les « Mothers Day Work Clubs », pour les sensibiliser aux mauvaises conditions d’hygiène et de santé qui augmentaient les risques de mortalité infantile.  Les membres des clubs formaient des brigades qui offraient médicaments et soins aux nécessiteux, puis durant la guerre, elles soignaient aussi les soldats blessés dans les deux camps.

En 1868, Ann Marie organisa un évènement qu’elle souhaitait depuis longtemps : la Journée de l’Amitié des Mères, où elle encourageait les familles à honorer leurs mères et manifester d’une façon spéciale l’amour filial et la gratitude qu’elles méritaient.

Anne Marie mourut en 1905 et sa fille Anna décida d’honorer la mémoire de sa mère en poursuivant son œuvre pour encourager les personnes à célébrer leurs mères et promouvoir la paix et la santé dans la société. En 1908, Anna réussi à convaincre les membres de son église de désigner le jour d’anniversaire de la mort de sa mère, un second dimanche de Mai, comme le jour de la célébration des mères.

Son idée pour cette fête annuelle avec l’église était d’honorer toutes les mères et pour elle, d’honorer sa mère Ann en rappelant son œuvre de paix et d’action contre la pauvreté. Anna installa aussi la coutume d’offrir à sa mère quelque chose de simple mais symbole de gratitude et d’amour : des œillets blancs pour une maman décédée ou des œillets couleur. Par la suite, avec le soutien de ses amies elle lança une campagne de sensibilisation auprès de ministres, d’hommes d’affaires, de politiciens et autres personnes influentes, dans le but d’instaurer le Jour des mères comme événement national. Son amour pour sa mère, son travail et sa persévérance furent récompensés 6 ans plus tard quand la fête des mères fut instaurée comme fête nationale américaine, le deuxième dimanche de Mai.

Petit à petit d’autres pays adoptèrent le principe de faire du jour de célébration des mères un jour férié national où l’on offre à sa mère un cadeau en symbole de gratitude et de reconnaissance.  

Anna Jarvis a souvent déploré l’évolution de la fête en un événement commercial ; son idée était d’instaurer un jour spécial où chacun passerait du temps avec sa mère pour la couvrir d’honneur à l’église et à la maison. Elle était si peinée, qu’à la fin de sa vie elle confia regretter avoir initié la fête car elle avait le sentiment que le Jour des mères était devenu un jour de profit plutôt que de sentiment.

C’est la nature humaine de toujours chercher de l’intérêt,  si nous n’y prêtons pas attention, nous pouvons oublier ou altérer l’idée d’origine d’une célébration. Remercions Dieu car en Lui notre nature est transformée et nous pouvons faire les choses d’une façon qui Lui soit agréable. Dieu honore la mère avec ses enfants, c’est l’héritage qu’Il lui offre. Il souhaite aussi que les enfants honorent leur mère, c’est une chose qui Lui est très agréable et le seul commandement auquel Il attache une promesse : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne. »

Ce dimanche, alors que nous célébrons les mères, honorons-les : passons du temps avec elles dans la maison de Dieu, dans la famille, écrivons-leur, offrons-leur des présents symbolisant d’abord nos sentiments. Dieu prend plaisir à cela.  

 

À propos de l'auteur : 

Rachel Lecointe est une bénévole de la Société biblique canadienne, et s'implique auprès de l'équipe de Montréal. Elle aime écrire et partager ses réflexions inspirées de ses lectures, ses rencontres et ses voyages.