Le plus grand Canadien de tous les temps

En 2004, les téléspectateurs du réseau anglais de Radio-Canada ont voté Tommy (TC) Douglas comme ayant été le plus grand Canadien de tous les temps. M. Douglas est né en 1904, à Camelon, dans le secteur Falkirk, en Écosse. À six ans, il a émigré au Canada en compagnie de sa famille, laquelle s’est établie à Winnipeg. Peu avant leur départ d’Écosse cependant, Tommy était tombé et s’était blessé au genou droit. L’ostéomyélite s’étant mise de la partie, on avait tenté de remédier à la situation par de nombreuses opérations. Malheureusement, l’inflammation s’est reproduite à Winnipeg. On a alors opté pour l’amputation ; heureusement, un chirurgien orthopédiste bienveillant a pu sauver la jambe de Tommy, ayant offert de s’occuper gratuitement de ce cas à condition que ses étudiants puissent observer les interventions médicales.

En 1920, M. Douglas a entrepris une carrière en boxe amateur, devenant champion poids léger du Manitoba. En 1924, il s’est inscrit au Collège Brandon, une école baptiste affiliée à l’Université McMaster, où il a terminé son secondaire et a étudié en vue de son ordination au sein de l’Église baptiste. Durant son séjour à Brandon, il a subi l’influence de la politique et a amorcé une amitié qui allait durer toute la vie avec Stanley Knowles. M. Douglas a financé son éducation en prêchant chez un certain nombre d’églises rurales, moyennant la rondelette somme de 15 dollars par semaine.

Prêchant chez une église presbytérienne à Carberry, il a fait la connaissance d’Irma Dempsey, la fille d’un fermier. Il l’a épousée deux mois après avoir obtenu son diplôme, les deux allant alors s’établir dans la petite municipalité de Weyburn, en Saskatchewan, où Tommy a été ordonné ministre chez l’Église baptiste Calvary. En 1935, il s’est fait élire à la Chambre des communes, y représentant le parti de la Fédération du commonwealth coopératif (CCF), lequel allait plus tard devenir le Nouveau Parti démocratique.

En 1962, en luttant contre une grève des médecins, M. Douglas a fait adopter sa loi phare, offrant des soins de santé universels aux habitants de la Saskatchewan. On le reconnaît à juste titre comme le « père de l’assurance-maladie ».

Deux courants de pensée ont convergé dans la vie de M. Douglas : le politique et le biblique.

Les Saintes Écritures sont peuplées de prophètes comme Amos, qui croyaient que leur enseignement s’adressait non seulement à une poignée de croyants radicaux et dévoués, mais à tous les disciples de Dieu. Les questions sociales auxquelles Amos était confronté n’étaient pas tellement différentes de celles du temps de M. Douglas.

Amos ressentait une vive colère à la vue des riches propriétaires terriens qui déplaçaient de petits fermiers, leur exigeant des loyers exorbitants en échange de leurs précieuses terres. Pour acheter le matériel agricole essentiel, les petits fermiers devaient souvent emprunter auprès de riches propriétaires, à des taux d’intérêt usuraires atteignant de 100 à 170 pour 100.

Le prophète Ésaïe a décrié la suraccumulation des terres. Au verset 5,8 du livre d’Ésaïe (BFC), on lit : « Quel malheur de voir ces gens qui ajoutent une maison à une autre et annexent champ après champ ! À la fin, ils ont pris toute la place, il n'y a plus qu'eux dans le pays. » Le vibrant appel lancé en Michée 6,8 (PDV), « Le SEIGNEUR te fait savoir ce qui est bien. Voici ce qu'il demande à tout être humain : faire ce qui est juste, aimer agir avec bonté et vivre avec son Dieu dans la simplicité », a été une source d’inspiration pour M. Douglas, tant dans sa vie privée que publique.

En célébrant le 150e anniversaire de notre pays, n’oublions jamais l’influence que la Parole de Dieu a eue sur notre développement. Le plus grand Canadien de tous les temps a reconnu que la Bible constituait une importante composante dans l’édification de citoyens justes et moraux.

 

(Photo: By Lieut. G. Barry Gilroy [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons)

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Len Bachiu

À propos de l'auteur : 

Len Bachiu a été directeur de l'avancement de l'œuvre chrétienne de la SBC dans le secteur du Manitoba et de la Saskatchewan avant de prendre sa retraite, en décembre 2013. Len n’a cependant pas cessé entièrement sa participation à l’œuvre chrétienne, devenant pasteur des aînés chez une église de Saskatoon. Len aime la vie et reste actif durant ses temps libres. Il a récemment commencé à jouer au pickle ball et il s’est inscrit à un rôle dans une production théâtrale locale intitulée Jake and the Kid.