Les « F » majuscules d’À vélo pour la Bible

La Société biblique canadienne a conclu son initiative annuelle de cyclisme, À vélo pour la Bible, la dernière randonnée s’étant déroulée en septembre. Cette année, environ 150 cyclistes de tous les coins du Canada ont participé à des randonnées d’une ou de plusieurs journées et ont ainsi recueilli plus de 50 000 dollars à l’intention de Le Bon Samaritain, une initiative de sensibilisation au VIH/sida fondée sur la Bible.

À vélo pour la Bible n’est pas juste une initiative de collecte de fonds : c’est aussi une occasion, pour les participants, de fraterniser avec d’autres cyclistes ainsi que de refaire le plein, au point de vue spirituel. De nombreux anciens participants nous ont dit que, bien que physiquement épuisés à la fin des randonnées, ils retournent à la maison revigorés au point de vue spirituel, grâce aux méditations quotidiennes que préparent les organisateurs et organisatrices.

Voici une rétroaction dont nous a fait part Jim McClelland, qui a participé aux deux randonnées d’une semaine chacune, en Alberta et en Colombie-Britannique. Jim a recueilli plus de 2 000 dollars à l’intention de l’initiative Le Bon Samaritain.

Permettez-moi de commencer par vous remercier de votre soutien lors de ce qui s’est avéré deux semaines très difficiles, à bicyclette. Pourtant, en pensant à ces deux semaines, ce qui en ressort si clairement, c’est que tous les participants et participantes ont mis de côté leurs ambitions personnelles pour s’épauler les uns les autres durant certaines journées très difficiles, étant donné la pluie, les longues heures en selle (une journée de 180 km !) et les nombreuses pentes à gravir.

Alors, qu’est-ce qui a rendu ces deux semaines si particulières ? Disons d’abord que sauf les deux jours sur les 14 que j’ai trouvés difficiles, le reste du temps, je me fortifiais et je trouvais agréable d’affronter les pentes les plus abruptes, mon point fort. Mais cela parait dérisoire comparé aux liens tissés avec d’autres cyclistes et le fait de choisir ou d’être choisi, dans certains cas, pour rouler en compagnie d’une vaste gamme de personnalités. Durant les deux randonnées, le dénominateur commun chez les cyclistes et les assistants et assistantes (l’équipe de soutien roulant en véhicules) a été le fait de se soucier et de se protéger les uns les autres. Vous vous demandez peut-être comment cela a été possible, surtout quant au groupe de l’île de Vancouver, lequel comptait plus de 50 membres (34 cyclistes + assistants). C’est à cause des « F » majuscules, comme dans « Famille », « Fidélité », « Financement », « Faveur » et j’en passe.

La qualité des cyclistes a surpris certains des organisateurs et organisatrices des dernières années, et a compliqué le travail des assistants et assistantes, lesquels devaient nous devancer pour aller placer des panneaux indicateurs, installer les lieux de collation et de dîner, aider à réparer les crevaisons, etc. Je dirais que cette année, les cyclistes des deux semaines étaient en excellente forme et certainement motivés. Ce qui ne signifie pas que des cyclistes moins expérimentés ne pourront pas se joindre au groupe à l’avenir, puisque ces derniers seraient également très bien accueillis et très bien traités.

Les églises qui nous ont accueillis ne nous ont certainement pas déçus. En fait, je me suis à un moment demandé si c’était un concours à savoir qui surpasserait les autres en matière de souper. Ouah ! Certains d’entre nous ont même pris du poids (non, pas moi !).

Parlons un peu des emplacements vus durant les randonnées de chaque semaine. Le triangle des Rocheuses, en Alberta, nous a offert des vues fantastiques de lacs et de montagnes jointes à de nombreuses variations de hauteur. J’ai trouvé spécial le trajet du 3e jour, depuis Balfour jusqu’à Creston, en longeant le lac Kootenay. Sans compter la randonnée dans l’île de Vancouver, dont les paysages variés étaient époustouflants et où nous avons pu négocier l’île sans passer beaucoup de temps sur les routes principales. Puis, le fait de traverser pour nous rendre à Powell River en roulant d’abord depuis Campbell River jusqu’au secteur de Sunshine Coast, pour atteindre Vancouver en deux jours, a constitué une façon formidable de terminer. J’applaudis les organisateurs et organisatrices, lesquels ont fait en sorte qu’un très grand défi aboutisse si bien. C’était un nouveau parcours pour À vélo pour la Bible.

Qu’est-ce que cette expérience m’a apportée ? Je comprends certainement mieux ce que nous pouvons accomplir quand il s’agit de travailler ensemble quant à une cause commune. J’ai de nouveaux amis que j’espère revoir l’an prochain. Je sais que je vais ralentir, mais aussi que je peux me sentir bien et actif.

Pour en apprendre davantage sur À vélo pour la Bible et savoir comment participer, voyez www.biblesociety.ca/fr/la-parole/à-vélo-pour-la-bible.