Publication de l’évangile de Jean en malecite

Publication de l’évangile de Jean en malecite

À gauche : Mme Shirley Giberson, membre du conseil de la SBC, a remis un exemplaire de l’évangile de Jean en malecite au lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, M. Graydon Nicholas. À droite : M. Hart Wiens, le directeur de la traduction biblique chez la SBC, en compagnie de M. Graydon Nicholas.

Fredericton (N.-B.) — Le 19 juin 2014 était un grand jour pour la Première Nation malécite du Nouveau-Brunswick, alors qu’on publiait une portion de la Parole de Dieu dans sa langue. Pour fêter la publication de l’évangile de Jean, des représentants de la communauté de Fredericton se sont réunis en ayant à leur tête M. Graydon Nicholas, le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

« C’est un moment historique », a déclaré M. Nicholas. « Le fait qu’un évangile soit publié dans notre langue après plus de 400 ans de contact, c’est très important pour notre peuple ! » Il a ajouté que cette nouvelle publication aidera à préserver une langue qui a déjà été menacée d’extinction.

Il a fallu deux ans pour préparer la publication de l’évangile de Jean en malecite. Ted Seres, le directeur national de la Société biblique canadienne (SBC), a dit que le processus de traduction de la Bible est long et complexe. « Ce n’est pas comme utiliser l’outil de traduction de Google », a-t-il déclaré. « Il faut des années pour parvenir à communiquer les mots justes dans une langue donnée. Si des gens demandent une plus grande partie des Saintes Écritures en malecite, nous pourrions envisager ce genre d’initiative. »

Cet évangile de Jean renferme des versions en français, en anglais et en micmac, donc les quatre langues en usage au Nouveau-Brunswick.

La SBC est déterminée à aider les peuples des Premières Nations du Canada à traduire la Bible dans leur propre langue, parce que la traduction et la publication des Saintes Écritures contribuent non seulement à la vie spirituelle de ces communautés, mais aussi à la survie de leur langue et constituent un fondement quant à l’activité littéraire. Pour en savoir plus sur le travail de traduction en langues autochtones de la SBC, voyez Traductions en langues autochtones du Canada.