La Société biblique canadienne annonce le premier congrès sur la traduction biblique en langues inuites à se tenir au Canada.

La Société biblique canadienne annonce le premier congrès sur la traduction biblique en langues inuites à se tenir au Canada.

Toronto (Ontario) ‒ Le mouvement national de vérité et réconciliation, au Canada, a permis à un vent de fraîcheur de souffler sur la pénible histoire de colonisation, de traités bafoués et de pensionnats qui a tellement dévasté les populations autochtones du Canada. Ces peuples robustes (Premières Nations, Métis et Inuits) ont de formidables obstacles à surmonter pour ce qui est de préserver et de revitaliser leurs précieuses langues et cultures. Pour l’Église autochtone, la traduction biblique et l’alphabétisation fondée sur la Bible constituent des avenues d’expression et d’interaction stratégiques qui permettent aux gens de s’assumer.

Fêtant un partenariat avec des peuples autochtones du Canada qui remonte à des décennies, la Société biblique canadienne (SBC) va tenir le tout premier congrès sur la traduction biblique en langues inuit, à Toronto, du 30 janvier au 3 février 2017. Cette rencontre réunira, pour la première fois, des équipes de traduction de la Bible en langues inuit provenant de l’Alaska (inupiaq), de l’Ouest du Nunavut (inuinnaqtun), de l’Est du Nunavut (inuktitut), du Nunatsiavut (inuttut) et du Groenland (kalaallit), ainsi que des dirigeants d’églises et des partenaires d’œuvre chrétienne qui sont déterminés à servir les peuples autochtones de l’Arctique, en leur offrant des outils de traduction biblique et d’interaction avec la Bible.

Le processus de la traduction biblique, au 21e siècle, suppose non seulement de l’expertise relativement aux langues bibliques originales (grec, hébreu et araméen), mais aussi des compétences quant à des logiciels spécialisés de traduction biblique, une gestion rigoureuse des initiatives et la participation de partenaires variés ayant diverses ressources à offrir. Le groupe Faith Comes by Hearing (la foi vient en écoutant), un partenaire clé dans cette œuvre chrétienne, va insister sur l’importance de la langue parlée chez des cultures à prédominance orale ; il va parler des progrès technologiques étonnants qui ont été réalisés en matière d’enregistrement des Saintes Écritures.

M. Myles Leitch, le directeur de la traduction biblique chez la Société biblique canadienne, déclare : « Cet événement constitue une première dans l’histoire de la traduction biblique, au Canada. Nous voulions réunir des équipes de traduction inuites pour miser sur les aspects communs des cultures et des langues, pour permettre aux traducteurs et traductrices chevronnés de conseiller ceux et celles qui sont plus nouveaux dans le domaine, ainsi que pour fêter la faculté de récupération et les réalisations de chaque groupe. Ce sera également une occasion de parfaire la formation des équipes de traduction quant aux nouvelles versions des logiciels, à l’exégèse biblique et aux nouvelles façons d’aborder la traduction. »

Représentant l'Église anglicane, une partenaire de traduction de longue date, Monseigneur David Parsons, évêque du diocèse de l’Arctique, a été désigné pour prononcer le discours-programme intitulé L’importance des Saintes Écritures dans la langue vernaculaire, dans la vie de l’Église, le premier jour de la rencontre. D’autres dirigeants d’églises et d’autres partenaires d’œuvre chrétienne vont également offrir des réflexions spirituelles et de l’encouragement, durant la rencontre. « Cela nous promet de passer des moments exaltants ensemble, à fêter la richesse de la culture inuite et la diversité des langues parmi les Inuits », a déclaré M. Leitch.

La Société biblique canadienne travaille exclusivement sur l’invitation des communautés autochtones et des églises pour ce qui est d’entreprendre des initiatives de traduction des Saintes Écritures. Nous visons toujours à ce que les gens de l’endroit assument la responsabilité de ces initiatives. La Société biblique canadienne est déterminée à appuyer les objectifs des communautés autochtones, à respecter les langues et les cultures, ainsi qu’à favoriser et à promouvoir la traduction de la Bible dans les langues que les gens parlent et comprennent.

La traduction des textes bibliques suit un processus rigoureux de rédaction d’une ébauche, de vérification en équipe, de vérification dans la communauté et de vérification par des experts-conseils. Pour chaque initiative de traduction, petite ou grande, nous faisons appel à une connaissance approfondie des pratiques exemplaires, élaborées au fil de nombreuses décennies.

La Société biblique canadienne a joué un rôle dans la traduction et/ou la publication des Saintes Écritures en de nombreuses langues. La liste ci-après (partielle seulement) souligne la variété des initiatives auxquelles nous avons participé :

  • cri des plaines (Saskatchewan) ;
  • inuktitut (Nunavut, Arctique de l'Est) ;
  • ojibwé (Ontario, Manitoba) ;
  • inuttut (Nunatsiavut, Labrador) ;
  • cri de la côte (Québec) ;
  • inupiaq (Alaska) ;
  • inuinnaqtun (Nunavut, centre de l'Arctique canadien).

Le révérend Jonathan Dent, Ph. D. (sciences religieuses), qui est directeur national de la Société biblique canadienne, est lui aussi enthousiasmé à propos de ce congrès sur la traduction en langues inuites. Il fait remarquer : « Il me fait vraiment plaisir que nous puissions appuyer la communauté inuite chrétienne et tisser des liens grâce aux Saintes Écritures, lesquelles procurent la vie. Je suis reconnaissant du soutien et du souci de l'Église anglicane et d’autres partenaires, dans cette entreprise. Nous avons la chance de voir des gens changer pour le mieux et de l’espoir se transmettre merveilleusement. Nous remercions toutes les parties en cause de faire de ce congrès sur la traduction biblique une façon formidable de nous soucier les uns des autres et de faire ensemble confiance à Dieu. »

En étant actuellement à sa 111e année, la Société biblique canadienne a toujours le même mandat que par le passé : promouvoir et encourager, sans notes doctrinales ni commentaires, la traduction, la publication, la distribution et l’usage de la Bible, et coopérer avec l’Alliance biblique universelle dans l’œuvre mondiale de cette dernière. Organisme particulièrement pluriconfessionnel, la Société biblique canadienne transcende les confessions en vue de collaborer avec des personnes, des églises et des organismes paraecclésiaux qui croient, eux aussi, que la Parole de Dieu transforme des cœurs et des vies.

La Société biblique canadienne, de pair avec 150 sociétés bibliques nationales dans le monde, a traduit la Bible en plus de 100 langues. L’an dernier, plus de 418 millions de publications bibliques ont été distribuées. Pour obtenir plus de renseignements sur les initiatives de traduction de la Société biblique canadienne, veuillez communiquer avec :

M. Myles Leitch, Ph. D. (linguistique), directeur du Service de la traduction biblique

Tél. : 416-689-3411 | Sans frais : 1-800-465-2425, poste 3411
Courriel : mleitch@biblesociety.ca