La traduction de l’Évangile

Le texte qui suit est une compilation d’une série d’articles portant sur les principes de la traduction biblique, Jean 3,16 servant d’exemple.

On a un jour demandé à Karl Barth, le célèbre théologien, ce qui à son avis constituait la vérité la plus profonde de la foi chrétienne. Il a répondu, pensivement, « Je sais que Jésus m’aime, parce que la Bible dit qu’il m’aime. »

Cette vérité se retrouve succinctement exprimée au verset 16 du chapitre 3 de l’évangile de Jean. On a souvent appelé ce verset « l’évangile en un mot ». Dans une série d’articles où il examine ce verset mot à mot, M. Hart Wiens utilise cette formidable affirmation de l’amour de Dieu envers nous pour illustrer certains des défis auxquels font face les traducteurs de la Bible, à mesure qu’ils cherchent à reformuler la bonne nouvelle de Dieu dans chacune des langues qu’on parle sur terre.

Le premier fait dont une personne habituée à lire la Bible en français doit prendre conscience, c’est que ce verset a d’abord été rédigé en grec. Pour comprendre pleinement et apprécier toutes les nuances du texte, nous devons voir ce que Jean a réellement écrit.

Voici le texte en grec, suivi d’une interprétation en français, sous chaque mot :

Οὕτως γὰρ ἠγάπησεν ὁ θεὸς τὸν κόσμον, ὥστε τὸν υἱὸν τὸν μονογενῆ

AINSI   POUR  AIMER -  DIEU LE MONDE  QUE   LE   FILS   LE  UNIQUE=UN,

ἔδωκεν, ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται ἀλλ᾽ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον

IL=DONNÉ, QUE TOUS  - EN CROYANT EN  LUI NE PUISSENT PAS=PÉRIR MAIS  AVOIR LA VIE ÉTERNELLE