Trouver la foi en lisant ce « livre inutile »

Âgé de 43 ans, Wang Handong est maintenant prédicateur laïque chez une église de la ville de Wuhan, dans la province de Hubei. Il y a environ 14 ans, il était un athée acharné qui refusait de jeter un coup d’œil à la Bible. Voici son récit.

Wang Handong « Je haïssais autrefois mon père terrestre. Il était représentant du gouvernement et il dirigeait son foyer d’une main de fer. Pour me libérer de la tyrannie qui régnait à la maison, je me suis enrôlé dans l’armée, surtout pour m’évader d’une enfance dysfonctionnelle et des souvenirs douloureux qui l’accompagnaient. »

Premier contact avec la Bible

« Je me souviens clairement que j’avais dix ans quand ma mère a apporté une Bible à la maison. Après y avoir jeté un coup d’œil, mon père l’a condamnée, en disant que c’était une “croyance superstitieuse”. Il a interdit à ses fils et à sa femme de lire la Bible. Je n’avais alors pas besoin qu’il m’en décourage d’aucune façon. Un coup d’œil au Livre, et je l’ai déclaré comme étant “une chose qui ne me serait jamais utile”.

« Ma mère n’a pas pu dire autrement ; elle est décédée peu de temps après.

« En 1998, j’ai commencé à travailler comme jeune cadre. Je n’entretenais aucun lien avec mon père ni avec mon unique frère, plus jeune que moi. Mes relations tendues avec ma famille et une récente rupture avec ma petite amie m’ont plongé en dépression. Mon ami, qui remarquait ma mine abattue constante, m’a vivement encouragé à l’accompagner lors d’une réunion chrétienne qui se tenait chez un séminaire situé à proximité, l’école de théologie Zhong Nan (soit Centre-Sud). Je suppose que j’y suis allé parce que je cherchais désespérément le bonheur.

« Les étudiants du séminaire m’ont fait part de l’évangile et m’ont remis un “cadeau” : une Bible. Je me suis dit : “Quelle sorte de cadeau est-ce ? On ne peut pas l’échanger contre de l’argent ni du plaisir. À quoi est-ce que ça peut me servir ?”

« Cette semaine-là, les étudiants m’ont appelé deux ou trois fois, s’informant de ma santé et demandant si j’avais essayé de lire la Bible. Ils m’ont invité encore une fois à leur séminaire pour que je puisse les rencontrer, la semaine suivante. J’ai tenté de refuser l’invitation, mais j’y suis allé sans trop savoir pourquoi. Ils m’ont expliqué l’évangile une deuxième fois. Je ne voulais toujours pas croire ni lire la Bible, pourtant ils ont continué de me téléphoner cette semaine-là et de m’inviter pour une troisième semaine. J’y suis allé la troisième fois, tout en continuant de rejeter l’évangile et de refuser le salut.

« Ce cycle d’événements se répétait. J’ai assisté aux réunions, au séminaire, semaine après semaine, durant plus de six mois. »

Ce livre qu’ils appelaient la Parole de Dieu

« Quatre mois plus tard, après des appels et des encouragements répétés de la part des étudiants du séminaire, je me suis laissé fléchir et j’ai décidé que je devais vraiment commencer à lire ce livre que tout le monde appelait la Parole de Dieu.

« Au début, je ne comprenais pas les cinq premiers livres, mais en arrivant aux Psaumes et aux Proverbes, mes yeux spirituels ont commencé à s’ouvrir. La Bible est devenue de plus en plus intéressante. La Parole de Dieu a commencé à me parler par l’entremise du Saint-Esprit, qui m’a aidé à comprendre. »

Wang a fini par croire, tout comme son père et son frère à qui il avait chacun donné un exemplaire de la Bible. Le témoignage complet de Wang Handong (en anglais) figure sur le site Web UBS-China Partnership website.


Article et photo gracieusetés de United Bible Societies-China Partnership. Le site (anglais) de l’organisme renferme d’autres récits de vies transformées, en Chine, à l’adresse www.ubscp.org.